Série

Paysages & poésies graphiques

Avec cette série, le dessin devient un espace où je peux accueillir ce qui arrive, plutôt que produire ce que j’ai déjà en tête.
J’y cherche la possibilité d’accepter et d’assumer ce qui apparaît, sans pouvoir le décider d’avance.

La série

Avec Paysages & poésies graphiques, quelque chose change dans mon rapport au dessin.

Je ne viens plus devant la feuille pour produire une image.
Je reviens au trait, au rythme, à ce qui se forme sans que je puisse le décider d’avance.

Peu à peu, le dessin ouvre un espace différent.
La surface n’est plus seulement un support.
Elle devient un lieu où quelque chose peut apparaître.

Ce qui surgit n’est pas toujours clair, ni stable.
Cela peut passer par une trace, une tension, une vibration, une zone plus dense, un accident, un déplacement du regard.

L’enjeu n’est alors plus de corriger ou de reprendre la main.
Il est d’accepter ce qui arrive, et d’assumer ce qui apparaît.

Dans cette série, je commence à comprendre que le dessin ne me sert pas à imposer une forme,
mais à laisser venir ce qui échappe aux images déjà faites.

Paysages & poésies graphiques marque ainsi un seuil dans mon travail :
le moment où le dessin devient, consciemment, un espace d’accueil, d’apparition et de transformation.

Notes de pratique

« À ce moment-là, je revenais au dessin sans chercher à produire quelque chose.
 Je m’installais face à la feuille, au même outil, jour après jour.
 Le geste comptait plus que le résultat.
 Tracer, reprendre, insister, laisser venir.
Dessiner me donnait un rythme.
 Un espace où rester, sans avoir à décider.
 Le dessin avançait à sa manière.
 Je suivais. »