Série
Paysages Intérieurs
Avec cette série, le dessin s’approche d’une zone plus dense, plus enfouie.
Le trait s’y resserre, s’y accumule, jusqu’à former un labyrinthe intérieur.
Ce qui m’importe alors, ce n’est pas de le maîtriser, mais de chercher un passage.
La série
Avec Paysages intérieurs, le dessin va vers ce que nous portons en nous de dense, de confus et de contradictoire.
La saturation ne sert pas à remplir la surface.
Elle fait apparaître ce qui, en nous, ne se laisse pas organiser clairement.
On peut s’y perdre, comme on se perd parfois en soi-même.
Mais se perdre n’est pas disparaître, c’est chercher autrement.
Dans cette série, dessiner, c’est traverser ce qui encombre, ce qui trouble, ce qui résiste, jusqu’à retrouver une circulation.
Je n’y cherche pas une image.
Je cherche un passage, une issue, une manière de laisser apparaître, au cœur même de la saturation, un espace où ce que nous portons en nous peut encore se déplacer et se transformer.
Notes de pratique
Je travaille souvent avec plusieurs feuilles autour de moi. Je commence sur l’une, puis, dès que je commence à “savoir” où ça pourrait aller, je change de dessin. Cela m’oblige à rester dans le geste, pas dans l’anticipation.