Série
Paysages Intérieurs
Un territoire où le dessin devient paysage.
Dans Paysages intérieurs, le dessin ouvre un espace dense et instable.
Les formes apparaissent, se ramifient, se resserrent puis s’ouvrent à nouveau.
Entre réseaux organiques, fragments de corps et reliefs imaginaires, chaque dessin semble traversé par des circulations invisibles.
Ces images ne décrivent rien : elles donnent à percevoir un milieu en transformation.
La série
La série Paysages intérieurs s’est développée à partir d’un désir de plonger plus profondément dans l’espace du dessin.
Les lignes s’accumulent, se croisent et se déploient comme des organismes graphiques.
Des zones très denses côtoient des ouvertures, des flux se forment, des structures apparaissent puis se dissolvent. À mesure que le regard circule dans la surface, on devine des réseaux, des cavités, des architectures fragiles, comme si le dessin révélait un paysage en train de se constituer.
Ces images oscillent entre plusieurs échelles.
Elles peuvent évoquer des tissus organiques, des reliefs géologiques, des constellations ou des cartographies mentales. Rien n’est fixé. Les formes restent ouvertes et continuent de se transformer dans le regard.
Dans cette série, le dessin devient un espace d’immersion.
Le regard s’y perd, suit les circulations du trait, traverse les densités et les respirations de la surface.
Chaque œuvre apparaît alors comme un fragment d’un même territoire :
un paysage intérieur où se mêlent mémoire, matière et mouvement du vivant.
Notes de pratique
Je travaille souvent avec plusieurs feuilles autour de moi. Je commence sur l’une, puis, dès que je commence à “savoir” où ça pourrait aller, je change de dessin. Cela m’oblige à rester dans le geste, pas dans l’anticipation.